• Asterix contre les romains

    Maladie ancienne, toujours ignorée et non traitée,
    Elle tue au quotidien par les nombreux stress qu’elle provoque.
    On la suspecte d’avoir poussé Philippe Séguin de l’autre côté.
    C’était pourtant un homme intelligent, et intègre.
    Cette obsession française est présente partout.
    Inculquée depuis le plus jeune âge, ressassée par des élites contaminées,
    Elle conduit beaucoup de français à une forme de bétise collective.

    Ses symptômes sont une envie de grandeur,
    Qui dégénère en frustration, découragement, défaitisme et enfin dépression.
    C’est la maladie de la grandeur de la France, ou encore le syndrome Astérix contre les romains.

    Ses origines sont multiples :
    Une mémoire sélective de l’histoire de France, les conquêtes de Charlemagne, les lumières de Louis XIV, l’expansionnisme de Napoléon,
    Associée à un refoulement d’épisodes moins glorieux, telle la collaboration, la guerre d’Algérie ou encore d’Indochine,
    Comme si le pays était incapable de gagner, condamné à être deuxième, frustré par son échec répété.

    Si à la sortie de la deuxième guerre mondiale,
    l’excitation du sentiment national telle que pratiquée par de Gaulle
    Pouvait se justifier par une thérapie pour rétablir la confiance,
    Unir la France et lui rendre un peu de cette fierté nationale perdue,
    L’exercice est devenu obsolète aujourd’hui.

    Peut-être faudrait-il s’efforcer de comprendre que le monde actuel n’est pas celui de Tintin.

    La guérison est bien sûr possible a condition de le vouloir,
    Revenir à une certaine humilité personnelle et nationale.
    Déceler les elites illuminées si néfastes pour la démocratie,
    Travailler pour soi plutôt que pour un système.

    C’est peut-être à cette thérapie que devrait se livrer le pays:

    – Faire ce qui est bien pour soi plutôt que de vouloir faire mieux que les autres,

    – Substituer la réflexion l’expérimentation et l’action aux fantasmes de grandeur inconstructifs et castrateurs,

    – Arrêter de dévaloriser l’échec, se tromper fait partie du processus d’apprentissage tel un bébé apprend à marcher.

    Voici ce que je vous souhaite à tous pour cette belle année 2010.

  • Les premières notes sonnent, ma crainte de lassitude s’efface, comme toujours. J’écris comme si je le leur devais, par envie et par respect. « The xx ». Leurs mélodies sont d’une incroyable beauté, elles sont planantes. En un mois, je n’ai pas encore réussi a me concentrer sur les paroles, tellement c’était beau.

    Je m’envole dans des rêves simples et doux. « The xx » dans mon salon, j’entends leur musique s’échapper par la fenêtre entrouverte et moi allongé sur la terrasse je m’ébahis devant tant de beauté. En si peu de notes, authentique, bouleversante.

    Ayaya … c’est tout simplement sublime, que dire de plus … Oubliez la drogue, écoutez « The xx ».

  • Je tente de définir la Beauté telle que je la ressens. C’est une première ébauche car le sujet est particulièrement complexe.

    On la réduit souvent au seul champ visuel, à la superficialité de l’esthétisme, mais la Beauté telle que je la conçois vit bien au delà et existe sous différentes formes. Dans le cadre sensitif, elle est donc visuelle, mais aussi sonore. Je ne pense pas qu’elle existe dans le toucher, le gout ni l’odorat, qui rentrent dans le cadre du « Bon » et donc exclusivement de la perception. Or, la Beauté la dépasse pour s’étendre au langage, à la mémoire, à l’émotion et à l’intellect : La Beauté d’une histoire, d’un instant, d’un souvenir,  de la personnalité, d’un regard, d’un sentiment, d’un raisonnement, …

    Elle est relative car il n’existe pas de Beauté absolue qui soit reconnue par tous. Ses propriétés sont nombreuses et varient du blanc au noir, via toutes les nuances que nous permet le langage. Son éclat de l’éblouissant à la froideur, ou encore sa durée de la fugacité d’une étoile filante à la vie d’un homme. Car elle n’existe qu’au moment où on la ressent.

    L’existence de la Beauté émane tout d’abord de notre sensibilité à la percevoir puis à prendre conscience de la manière dont elle nous touche : Je vois un tableau, il m’émeut et je réalise qu’il est Beau.

    Car c’est une Beauté qui attendrit, et touche la chair jusqu’au frisson. Cultiver la Beauté qui est en soi est un art de vivre qui consiste à apprendre à la créer, et se laisser bronzer sous ses rayons.

  • Je rêve dans mon hamac les yeux rivés dans le ciel, quand soudain, j’aperçois un dauphin rose. J’imagine l’enfant impuissant voyant son dauphin gonflable lui échapper. Il crie, pleure, et tape du pied!

    Mais le dauphin, beau, digne et imperturbable se tait. Il embrasse cette liberté qui s’ouvre a lui. Il l’attrape à pleine dent sans une once de culpabilité. Il fonce sans s’arrêter. Depuis sa naissance, il n’attendait que cela, espérant un jour pouvoir y gouter. Pour une minute ou toute la vie…

    Alors il rejette l’après, le retour a la captivité. Il se concentre sur l’instant et poursuit son ascension pour n’être plus qu’un point rose dans le ciel.

    Ce matin, une nouvelle étoile est née: Le dauphin libéré.