• À vous les fusilleurs de l’amour!
    Vous vous croyez modernes, mais prescripteurs nihilistes, voilà ce que vous êtes!
    Et si je vous méprise autant aujourd’hui, c’est qu’hier, vos croyances je fis miennes,
    Et c’est à la ruine de l’âme, du corps, au coeur de l’abime qu’elles m’ont mené.
    Au suicide, voilà ce que vous appelez inconsciemment de vos vœux!

    Vous ne comprenez rien a l’Amour et vous vous en déclarez maîtres.
    L’Amour serait donc une alchimie basée sur les points communs entre deux êtres.
    Chacun, suivant sa catégorie sociale, aurait droit à un alter ego.
    Nous serions donc constamment dans la recherche d’un mieux!

    Être d’accord en guise de jouissance ultime.
    Demain, l’algorithme permettant à chacun de trouver son Autre rendra l’humanité paradisiaque.
    La solitude éradiquée, ces « parfaits binômes » pourront procréer pour le plus grand bonheur d’une société archéo-parentale comblée par une technologie assouvissant ses rêves les plus fous.
    Certains, une poignée d’ambitieux ne se contenteront pas des propositions formulées par « le système ». Ils trouveront des moyens de se marier avec quelqu’un dans une catégorie supérieure, tels les mariages entre bourgeois et nobles du 18eme siècle en guise de réussite sociale!

    Mais pourtant, une courbe que l’on choisit d’ignorer tous les jours démontrera une çroissance de la misère intellectuelle.
    Celle du suicide, drame d’une société réglementée qui encadre l’humain et le tue de l’intérieur.

    Fuyons mes amis! Résistons à cette propagande nihiliste!
    N’en doutez pas, si personne ne comprend rien a votre Amour, c’est qu’il est véritable car de par sa nature, il est incompréhensible.

    Bientôt, nous aurons des capteurs dans le cerveau.
    Ils nous indiquerons si nous sommes heureux ou tristes.
    Nous serons alors invités à réagir en conséquence pour redresser la situation, car bien sur, la tristesse doit être évitée.
    Un projet de loi pour éradiquer la tristesse sera approuvé à l’unanimité par des « politiques hommes ».
    En robots hédonistes à la volonté annihilée nous serons donc transformés.

    D’ici la, je serai loin mais parmi vous,
    Jouant la comédie de la ressource humaine,
    Amoureux fou ou Fou furieux, je n’ai pas encore vraiment décidé…

  • Les idées s’obscurcissent avec la tombée du jour. Heureusement, l’écriture est cette pleine lune qui empêche les ténèbres de m’envahir totalement. Je résiste, par ce bout de souffle qui m’anime. Je m’accroche à cette branche de beauté pour éviter la chute totale, vrille vers la mort qui s’ensuit.
    Ivresse des ténèbres, jouissive souffrance, masochisme incontrôlé, nihilisme totalitaire, complaisance dans une grossemerditude intolérable et infinie …

    Réagir …
    Quelques lignes et soudain, rebond, coup de talon, refus du trentième sous-sol. Non!

    Je Veux!

    Colère contre les autres qui n’écoutent pas, ne comprennent pas, solitude … La colère comme rebond? Ce n’est probablement pas par là …

    Mais alors où est-il ce trentième souffle, celui qui peut arrêter net Hugo, ouragan des ouragans? Où faut-il aller le chercher?
    Chanter peut-être? Mal forcément, de quoi assurer un été pourri à tous les barcelonais, qui l’auront bien mérité…
    Humour, espoir, et soudain rayon de soleil qui réchauffe le coeur.

    Oh blog, divin coeur, tu me sauves la vie ce soir et m’éclaire une voie que je n’aurais pu trouver sans toi.

  • Je t’attends près d’un lampadaire, il pleut quelques gouttes sur une Barcelone grise,
    Je regarde autour de moi, respire une odeur de cigarette.
    Tu n’es pas encore arrivé, tu es en retard, je ne devrais pas me sentir nerveux -je t’ai vu la semaine dernière pourtant, ou était-ce il y a deux semaines? Le temps passe si vite … – même si les circonstances étaient … Particulières!
    J’ai mis une chemise aujourd’hui. En ce moment je mets beaucoup de chemises, il s’agit de passer un cap

    Un cap, un pic, une péninsule comme dirait l’autre

    Je ne suis pas sûr d’avoir très envie de te revoir en fait, je sens que cette rencontre va être différente, la tension s’est apaisée entre nous,
    Or c’était la tension qui nous opposait, pourquoi une telle tension s’était crée entre nous, je ne comprends pas,
    Désir d’opposition peut-être? Pourquoi dans l’Amour, il y a toujours une opposition comme dans ce film dont j’ai oublié le titre …
    « The deep blue Sea », histoire d’une passion entre deux personnes qui n’ont rien à faire ensemble,
    Film pendant lequel j’ai dû soupirer une bonne centaine de fois …
    Mais qui a dit qu’il faut avoir des points communs ou être d’accord pour s’Aimer profondément?
    Au XIXème siècle, il fallait être un bon parti. Au XXIème il faut partager les mêmes valeurs.
    Vastes conneries, méconnaissance généralisée de l’Amour.

    Tu n’arrives toujours pas, cinq minutes de retard c’est absolument scandaleux même si en Espagne c’est au moins dix minutes d’avance …
    Absolument scandaleux et donc tout à fait normal. Je stresse, donc je respire profondément.
    La chemise à carreaux est très importante, j’ai bien fait de la mettre.
    C’est toi qui me l’avait acheté d’ailleurs … Je ne m’en étais pas rendu compte en la mettant …
    J’ai même fait exprès de ne pas mettre ton pull qui me va bien, juste pour ne pas le porter, Ton Pull, et voici que je porte la chemise que tu m’as offerte …
    J’ai pourtant pris la première qui venait, enfin c’était la plus belle, celle qui m’a attiré l’oeil,
    Jolis carreaux bleus et roses, c’est Forcément parce que c’était la plus belle chemise que je l’ai choisie, et pour aucun autre raison …
    C’est toujours quand on essaie de démontrer le contraire de ce que l’on ressent que l’inconscient fait tout foirer …
    Comme pour dire « Hé Oh, je ne suis pas dupe, ne le sois pas ton plus! »

    J’ai l’impression qu’il pleut beaucoup mais c’est juste pour être en colère,
    J’ai très envie d’une cigarette pour paraître occupé,
    Prendre cet air détaché qui sied si bien à la situation
    – Tu penses à quoi?
    – Non non, à rien …
    Plante verte, palmier, cactus au Sahara …

    Tu arrives enfin, je ne t’ai pas vu arriver, tu es soudain face à moi.
    Et puis il y a ce sourire qui s’imprime sur ton visage, un sourire qui semble incontrôlable et m’envahit aussi,
    Je ne peux pas m’empêcher de sourire, ça sort de l’intérieur, ça fait du bien alors …
    Je continue de sourire et j’ai très envie de te prendre dans mes bras …
    Même si plus rien n’est possible entre nous, même si tout est brisé à tout jamais,
    Nous nous aimons encore, et pour toujours probablement,
    Il va falloir s’y habituer, encore un, l’admettre, refuser le deuil, laisser l’Amour respirer.

    Alors qu’on aurait pu se tomber dans les bras, se faire du bien,
    Mais non, il y a la peur que « ça recommence »,

    Relation, Vie en commun, entre Chiens et Chats,

    Incompréhensions, Engueulades permanentes,

    Demandes d’Amour ignorées, souffrances …

    As-tu perçu mon trouble?
    Très vite -trop vite d’ailleurs- il faut reprendre le contrôle, garder la face, sortir le revolver du tiroir,
    Retrouver cette petite raideur telle une marque de fabrique.
    Le cessez-le-feu s’efface, la conversation sans intérêt reprend, et le duel aussi.
    Je te trouve beau, plus que la semaine dernière où j’étais ailleurs …
    Tu parles beaucoup comme d’habitude, je parle un peu, tu m’énerves déjà …
    Je n’hésite pas à te couper la parole car c’est la seule manière d’en placer une.

    Tu me parles de ce garçon que tu as rencontré,
    Et avec qui tu sors depuis un mois et -comme c’est étrange- qui porte le même prénom.
    Il vit en Irlande, il ne pouvait pas vivre à Barcelone, bien sûr, tu n’es pas prêt pour une relation…
    Ah oui, vous avez beaucoup en commun, tant mieux…
    Et en plus vous aimez la même musique et avez le même sens de l’humour!
    Reproches cachés, c’est parfait, oui je suis content pour toi, je m’en fous en fait,
    Je suis même soulagé que tu ne sois pas disponible,
    Au moins une assurance de plus pour que « ca » ne reprenne pas …
    Tu me testes … Soit …
    Plante verte, palmier, cactus au Sahara … J’écoute calmemement …

    Bien que n’étant Absolument Pas jaloux, c’est à dire en l’étant forcément, je réplique par un coup bas!
    Tu veux la guerre, tu l’auras, il ne fallait pas me provoquer en me parlant en long en large et en travers de lui!
    A trop agiter le drapeau, le taureau se réveille souffle, se prépare,
    L’opposition reprend, la machine infernale est en marche, me parler de ce garçon pendant 30 minutes c’est trop,
    Je dois dire quelque chose, parler un peu de ce que je vis aussi …
    Ne pouvait-on pas parler d’autres choses? N’avait-on pas des choses plus importantes à se dire?

    Je dégaine, après 30 minutes de silence, ce n’était pas prémédité, ça sort tout seul …
    – J’ai pris le numéro de téléphone de ce garçon, celui de ma salle de sport …

    … Qui M’attirait Déjà Quand Nous Étions Ensemble.

    (Précision totalement inutile)
    Tu te souviens?
    (M’as-tu bien compris?)

    – … Oui mais s’il t’a donné son numéro de téléphone alors qu’il est en couple, il n’est probablement pas très sérieux …
    Désir de me voir célibataire …

    Je ne veux pas que tu sois seul, ce serait dommage, tu es un mec bien

    (Mail de rupture, je n’en crois pas un mot)

    Un garçon pas très sérieux donc …
    C’est parfait, c’est exactement ce qu’il me faut, un peu d’air et de silence Por Dios!

  • Vous qui croyez impossible de concilier l’inconciliable!
    A qui on explique qu’il faut faire des choix simples,
    Être raisonnable ou pire, normal, ce mot ignoble!

    Vous qui avez été assez crédule pour y croire,
    Et qui pourtant – malgré les somnifères – ne dormez pas si bien la nuit,
    Et bien je vous le dis, dans le blanc des yeux, sans sourciller:

    Vous vous trompez!
    Votre recherche de tranquillité
    Est une chimère au goût si funèbre que vous êtes déjà mort
    Sans même vous en rendre compte.

    Vous me répondrez alors:

    Mais je ne souhaite qu’un peu de quiétude

    Et bien le moment est venu de choisir!
    Prenez donc un puissant calmant!
    Veillez surtout à ce qu’il vous soit fatal!

    Ainsi vous pourrez profiter de la tranquillité durant l’éternité!
    Et moi de ne plus subir vos sinistres leçons de morale!

    Et pourtant, l’espoir est permis même aux plus cons d’entre nous!
    Oui, ressusciter est toujours possible, je ne perds pas espoir en vous,
    Tant que vous vous maintenez à une saine distance qui me permette de respirer convenablement.

    Et pourquoi pas après tout?
    Que celui qui n’a jamais été crucifié lève la main et se jette immédiatement d’une falaise!
    Ainsi, commencera t’il enfin à vivre!

  • Je fermais les yeux et son visage apparaissait. Je ne pensais pas m’être autant attaché à ce garçon. Il ne s’était encore rien passé entre nous, quelques conversations, des sourires inconscients comme lorsque deux personnes apprécient le moment, une voix un peu plus aiguë peut-être, la recherche de sujets de conversation tout à fait banales pour faire durer ces trop brefs moments passés ensemble, car ni l’un ni l’autre n’avait pu, n’avait su demander le numéro de téléphone, trop concentrés sur le moment, pas du tout sur le coup d’après.
    Il n’était pas là donc, alors que justement, précisément c’était le soir où je comptais l’inviter à boire un verre, pour prolonger enfin ces conversations trop courtes, se rapprocher, s’embrasser peut-être. Alors que c’était le soir où je pensais à l’après, il n’était pas là, comme un coup de tonnerre pour me rappeler qu’il n’y aurait jamais de suite, que tout se vivrait toujours dans l’urgence du présent, et qu’il faudrait se contenter de celà, pour l’éternité. Le reste nous était interdit, nous étions maudits pour cause d’adultère, mon superbe amant ne serait que chimère, il me fallait me rendre à l’évidence, peut-être même ne le reverrai je jamais plus.
    On l’avait assassiné pour empêcher un bonheur futur, l’antérieur cherchant à prévenir le naufrage qui s’annonçait.
    Ou bien pire, il avait eu peur et n’oserait plus jamais me recroiser.
    C’était la fin d’une histoire qui n’avait jamais commencé, et dont le seul déroulement avait été dans ma tête.
    Mais s’il y avait une seule chance – si petite soit-elle – pour que cette histoire eût lieu, je me promettais de tout mettre en oeuvre pour pouvoir la vivre, et rien ni personne ne pourrait m’arrêter.

  • Contrairement à l’autre vestiaire, il n’y a pas grand chose à attendre de celui ci, ou bien je n’ai rien à craindre, c’est selon, un peu des deux sans doute, une angoisse qui cache beaucoup d’envie.
    Et pourtant, mon petit doigt ne semble pas si désolé, une surprise est toujours possible.
    Pendant que je choisis un casier, la surprise prend la forme d’un magnifique nageur. Sa combinaison ressemble à celle d’un lutteur, elle lui colle à la peau.
    Sans prendre le temps de se déshabiller, il file à la douche et se place dans cette diagonale parfaite qui permet de nous regarder.
    Il se déshabille au fur et à mesure que je me change, dans des regards subjectifs dont nous partageons le tempo.
    Mais il faut faire vite car je vais bientôt partir. Il comprend et revient à peine rincé, tandis que je me dirige dans les toilettes pour l’attendre…

  • Il y avait deux garçons très intéressants dans mon gymnase. En fait, il y en avait plus de deux, mais ces deux là se détachaient par leurs corps et beautés respectives.
    L’un portrait une paire de lunettes qui lui donnait un faux air d’intellectuel, ce qui n’est pas très courant dans une salle de sport. C’était le garçon parfait pour aller au cinéma, ou encore au musée, à présenter à ses parents, qui s’intégrerait très bien dans la famille. Un très bel homme bon chic bon genre, cultivé, modeste, probablement gentil, d’une telle sagesse que sa véritable nature sauvage s’exprime au lit, soudain, lorsque toutes les barrières sont lâchées.
    L’autre – son rival – est bien différent. Sa beauté est solaire, il rayonne tellement qu’il en est insolent. Il subjugue la salle lorsqu’il est présent. Les autres n’existent plus, leurs muscles se retiennent afin de ne pas déranger. Mais c’est surtout son regard qui fascine. Car on décèle la conscience de sa propre beauté dans ses yeux, la maîtrise de son pouvoir sur les autres par l’effet qu’il exerce sur eux. Car à son visage brun répond un corps musclé, dont la finesse s’étend par des jambes superbes jusqu’en bas du corps.
    C’est l’amant parfait, celui des nuits enflammées, impresentable d’orgueil mais certainement pas impénétrable, celui que l’on chevauche et qui vous chevauche en retour, avec qui l’on rêve dans des nuits follement agitées de partir au bout du monde dans un coup de folie qui ranimerait le plus mort des vivants.

  • On paie toujours la jouissance,
    Pas sur le moment bien sûr mais dans un après sans pitié auquel il faut s’attendre,
    D’ailleurs on se dit parfois qu’on n’a pas vraiment le choix alors que pas du tout,
    On a toujours le choix de ne pas jouir,
    De prendre les choses calmement telles qu’elles viennent,
    De ne pas se laisser démonter par ses angoisses et de réduire la vitesse,
    Ralentir un peu, repasser en roue libre même si ça monte c’est parfois nécessaire.

    On en a besoin mais pas forcément le courage ou la force, la jouissance quelle qu’elle soit est une fuite, une échappée vers un ailleurs que l’on souhaite meilleur,
    Dans ce cas, il y a des fantasmes liés au surmenage,
    des envies de grandeur, de richesse, de célébrité ou pire, les trois à la fois!

    Et le problème vient d’une forme de colère qui naît en soi,
    de ne pas être plus aidé dans sa quête par les autres,
    mais en fait c’est heureux car ça freine un peu,
    au moins ça énerve mais ça n’encourage pas.

    Mais il y a cette colère, cet énervement
    Qui n’est que la conséquence postérieure de la jouissance,
    Et qui ne repose sur rien d’autre mais qui utilise un objet, l’autre,
    Pour lui faire payer les pots qu’il n’a pas cassés.

    Il y a tout cela et c’est la conséquence logique d’un week-end travailleur.

    Et bien qu’étant pris dans cet engrenage,
    Il faut absolument ralentir la machine, freiner, s’arrêter pour souffler un peu
    Au risque d’exploser en vol telle la navette challenger
    Dont la maintenance avait peut-être été défaillante
    Et qui se termina en ce dramatique accident alors que son objectif était les étoiles.

    N’est ce pas celui de tous?

  • Je sentais soudain une angoisse, cette envie d’en finir avec cet amour qui m’attache et m’empêche.
    Je voulais rentrer, rompre immédiatement, sans explications qui ne seraient que de lâches justifications.

    Rompre en quelques mots d’une violence inouïe
    — je ne t’aime plus
    Et le sol se déroba sous ses pieds
    — nous ne sommes pas compatibles
    Vague excuse exprimant un moment de faiblesse

    Car le véritable problème n’était pas l’amour mais que je me sentais m’enfoncer doucement dans ces sables mouvants de la déprime dont je devais à tout prix m’extraire immédiatement, dans un effort surhumain de concentration sur cet Amour que j’aime tant.

    Cet Amour doux, vulnérable, qui le fait tant de bien et qu’il faut défendre comme une lionne avec ses petits quitte à y laisser sa peau.

  • Un monde sans merde!
    Voila un projet fort éloigné,
    Tant nous en sommes submergés.

    Dans ces moments surréalistes,
    Annonciateurs d’apocalypse dans lequel
    L’espoir n’existe plus, le désespoir non plus,
    L’Humain semble vaincu.

    Coma éthylique ou mort clinique?
    Conscience endormie ou définitivement morte?

    Les « grands esprits » regardent ailleurs,
    Leur nez plongés dans cette marée
    Infinie et dégoulinante de données,
    De laquelle on extraira bientôt
    Une « Vérité » bien particulière
    Justifiant les pires atrocités.
    A cela, il nous faudra résister.

    Ces grands esprits qui savent nous parasitent, ils nous empêchent,
    Avec leur flot de certitude, nous cherchons à comprendre
    De quoi sera fait cet Avenir si magnifique qu’ils souhaitent nous vendre.
    Leur dédier du temps de cerveau disponible, voila notre erreur.

    La science en nouvelle religion englobe la société et abrutit les esprits les plus vifs.
    Elle nous porte dans une culture de l’instant qui nous fait oublier l’essentiel.
    L’humain, les mots, la baise, l’Amour.
    Rien n’est plus important.

    C’est parce qu’on oublie ces Essentiels,
    Ces besoins dont les bienfaits apparaissent
    Lorsqu’ils sont utilisés de manière combinée
    Lecture pour s’enrichir, Ecriture pour s’élever
    Amour pour s’émouvoir, Baise pour se libérer.

    Si le monde s’emmerde un peu plus chaque jour,
    S’il nous entraîne dans cette spirale infernale,
    C’est parce que nous avons perdu cette capacité de retraite,
    Cette prise de distance avec le temps pour revivre cet essentiel qui nous fait défaut.

    Si l’espoir le désespoir semblent perdus, rien n’est perdu pour autant.
    Dans ces moments sombres, le probable devient incertain, et l’impossible probable,
    Lorsque tout est noir, le sursaut devient nécessaire.
    Et si ce monde sans merde n’était pas si loin?