Ces envies qui font qu’on le reste

Pardonne-moi de t’interrompre dans ce grand moment d’ennui…
En fait, je ne sais si je t’interromps ou te soulage…
Je te voyais tellement absent, pris dans une rêverie, ou un fantasme peut-être?
En fait, derrière ce visage en apparence calme et inexpressif, ton inconscient tapait à ma porte…

Ô rage ô désespoir ô viellesse ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

J’ouvrais la porte, le priais de s’assoir lorsqu’il me fit part de ses envies…
De partir en vrille, d’extase, d’exaltation oui,
De ces envies qui nous poussent à brûler la vie par les deux bouts et nous empêchent donc de le rester…
Jamais rassasiées tel un ogre avide de petits enfants,
Une drogue, l’héroïne qui, d’exploits en exploits nous porte sur des sommets,
Oui l’inconscient était entré et il criait pour que nous partions vite loin fort à tout jamais, pitié Aaaahhhhh!
Faire quelque chose qui lui donne une impression de vivre bien que cela conduit droit vers la mort!
Bien que n’y tenant plus, je ne cédais pas à ces envies…
Je refermais doucement la porte et vivais l’instant avec cette douceur incomparable qui accompagne l’ennui.
En un mot, j’étais heureux, simplement, et simplement heureux…

Pour une Mémoire Vive

Aller mieux commence souvent par une prise de conscience dérangeante…
Mais ensuite, comment ne pas l’oublier?
Un quelque part en soi meurt d’envie que cette perturbation s’efface afin que tout redevienne comme avant…

Le conatus de Spinoza est une force de la nature insoupçonnée pour que le quotidien persiste à continuer d’exister.

Au réveil, le rêve s’échappe au grand galop, et l’oubli chasse ces nuages de l’âme perturbants.
Et tout redevient comme avant. Et l’on tourne à nouveau dans l’infernal cirque de la vie quotidienne…

Alors, comment garder cette mémoire vive allumée?
En opposant l’optimisme de la volonté au pessimisme de la pensée! Oui Je veux!