La fin du social

Il est curieux de constater comme, parfois politique et personnel se rejoignent…
Ainsi, alors que le socialisme traverse sa plus grande crise européenne, je prends soudain conscience de la vacuité du « social » ou du petit théâtre des relations humaines, basées sur l’image de l’Autre.
Partagées parfois entre acteurs et spectateurs, les uns et les autres sont prisonniers de leurs rôles respectifs.
Et tout cela est absolument ennuyeux, à mourir.
Cela signifie t’il pour autant que l’autre n’est plus rien? Non à condition que les relations soient plus franches, et donc moins dans l’image, ce qui implique moins d’effort et plus de naturel, ce qui nécessite parfois de gros réajustements.
Bien sûr, cela n’est pas toujours possible. Certains vont demander des explications, ce qui est d’autant plus impossible que, comme l’a très bien dit Lacan, « pas tout…« 

Paradoxes

La direction était choisie, la ligne bien tracée, et en avant marche!
Une deux une deux une deux, le soldat progresse,
Le travail est abattu comme une opération commando,
Et soudain, l’acte manqué, le Patatra!
Oublis … des clés, de prendre ses médocs, de fermer la porte…
Alors ralentissement … stop … arrêt sur image … réflexion …
Mais que se passe t’il?
Les certitudes s’écroulent, la conscience tel un soleil embrumé apparaît:
Sa vie est une chute libre.

Alors, il ouvre par hasard une de ces portes refermée il y a longtemps,
Un compartiment comme dirait l’Autre,
Et tombe « par hasard » sur le message d’une vie antérieure.
Il réalisa soudain que la vie en opération commando n’était pas pour lui,
Pour les autres peut-être …
Mais, incapable de fixer la date de l’armistice,
Il retomba instantanément dans son inlassable chute …