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J’avais fait un rêve étrange, si l’en est.

Je sortais d’une convention.
J’arrive sur la place Urquinaona et rentre dans un taxi.
Je vois qu’à côté de moi est assise Angela Merkel.
Elle souhaite alors que son taxi l’emmène à un événement de …, pas de traduction, mais de design, d’UX.
Puis, elle sort du taxi et va vers un de ses gardes qui est sur fond bleu en haut à gauche.
Puis elle demande un autre …, un autre taxi.
Nous partons avec le taxi, et je dis au conducteur que je souhaite aller à (CR).
Il fronce les sourcils et me dit que ça va me coûter chérot.

Fin de la première partie.

Le nom d’Angela Merkel est presqu’inaudible dans le récit oral que je faisais du rêve.
D’UX, il est question de « User Experience« , terme technique du web, à moins qu’il ne soit question « du X » …

La place Urquinaona apparaît dans le film l’Auberge espagnole. J’avais adoré ce film lors de sa sortie en 2002. Sur la route des vacances, alors que notre dernière destination était Barcelone, j’avais obligé mon compagnon de l’époque à sauter toutes les étapes intermédiaires après avoir vu le film au cinéma…
J’avais pourtant totalement oublié le titre du film lors de l’analyse du rêve…
Voici le très beau passage du film où il est question de la fameuse place Urquinaona:

Quand on arrive dans une ville, on voit des rues en perspective,
Des suites de bâtiments vides de sens.
Tout est inconnu, vierge.
Voilà.
Plus tard on aura habité cette ville,
On aura marché dans ces rues,
On aura connu ces bâtiments,
On aura vécu des histoires avec des gens…
Quand on aura vécu ici,
Cette rue on l’aura prise dix, vingt, mille fois…
Dix, vingt, dix, vingt, mille fois, …
UrquinaonaPasseig de GraciaLaïetana

Au bout d’un moment, tout ça vous appartient parce qu’on y a vécu
C’est ce qui allait m’arriver, et je ne le savais pas encore…

« Urquinaona« …
Ce truc sonnait vaguement sioux et s’est ajouté à la longue liste de noms, autrefois bizarres, qu’on traîne quelque part dans un coin du cerveau.

« Urquinaona » s’est doucement glissé à côté de Mouffetard, de Bondoufle, de Pontault-Combault, de Marolles en Hurepoix, de Mandelieu-La-Napoule ou de Knokke le Zoute…
Il est devenu normal et familier.

À la liste des noms bizarres, je pourrais rajouter Ablaincourt-Pressoir, Villers-Bretonneux, Saint-André-le-Gaz, La Moutonne, Caluire et Cuire, Monumental, Vilanova i la Geltrú…

Urquinaona est aussi un lieu de révolte.
Lors du jugement du Procés independentista català, les prisonniers politiques catalans furent condamnés à de lourdes peines, et notamment Oriol Junqueras à 13 ans de prison.
On peut-être pour ou contre l’indépendance. Je n’ai jamais été pour car le débat sur les frontières d’un pays m’a toujours paru être une boîte de pandore qui réveillerait l’extrême-droite espagnole endormie depuis franco…
Si ces condamnations sont démesurées, c’est bien parce qu’elles sont politiques. Car le Procés a toujours été pacifique. Il n’a jamais versé dans la violence. Il ne s’agissait donc pas d’une rébellion tel que cela aurait été soi-disant établi, mais bien d’une simple désobéissance civile. Une réaction face à la brutalité d’un pouvoir de droite au relent de franquisme.
Lorsque le jugement du Procés a été prononcé et que les peines de prison pour les députés catalans emprisonnés préventivement depuis un an ont été confirmées, le peuple indépendantiste s’est levé, avec, cette fois, quelques scènes de violences, dont la plus marquante eût lieu sur cette même place Urquinaona.

Indépendance, désobéissance, et révolte face à l’injustice d’un système capitaliste brutal apparaissent donc en toile de fond de ce rêve.

Enfin, il est question d’un personnage politique dont le nom était quasiment inaudible. Cela indique donc que c’est un possible point névralgique du rêve. Il s’agit d’Angela Merkel.
Née à Munich, fille de pasteur, ayant grandi en Allemagne de l’est, elle est élue chancelière allemande en 2005 et est encore au pouvoir à l’écriture de ce texte, après 14 ans de pouvoir ininterrompu.
Angela Merkel incarne donc une grande stabilité en opposition avec un certain chaos représenté par la place Urquinaona.
Austère, statisticienne, ennuyeuse à mourir, abhorrant la prise de risque et en plus de droite, elle sût pourtant faire preuve d’humanité et de courage pendant la crise des migrants. L’Allemagne fut ainsi l’un des seul pays européennes avec la Grèce et l’Italie à ouvrir ses frontières pour accueillir les migrants.
Est-ce à cette stabilité, à cet attrait vers la statistique et l’analyse des données, à cette austérité et à cet ennui auquel j’aspirerais actuellement, afin de pouvoir, peut-être reprendre enfin, et de manière plus assidue mes lectures philosophiques?
L’avenir le dira…

Le choix, en tous les cas, est tout sauf facile. Il est même profondément emmerdant, dans tous les sens du terme, comme l’indique le fait que ce nom soit presqu’inaudible, comme l’élément caché et refoulé dans le récit de rêve…

De la place Urquinaona à Angela Merkel, il n’y a peut-être qu’un petit pas, mais c’est un bien grand pas pour moi!

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