Une petite dernière ou ce paradis futur

La religion catholique, oui je sais ça commence mal, peut jouer ses meilleurs tours aux plus athées d’entre nous. À ceux qui le sont par opposition plutôt que par conviction, surtout.
Combien reportent leur plaisir indéfiniment « à plus tard », aimantés à leurs devoirs et obligations, surtout celles qui ne dépendent que d’eux même.
N’est-ce pas l’une des meilleures illustrations d’une croyance inconsciente en un paradis -le plaisir-, remis systématiquement c’est à dire éternellement à plus tard?
Serait-ce une forme de suicide que de remettre un plaisir quel qu’il soit, immédiat, quelque chose que l’on peut vivre là maintenant à un plus tard incertain?
Le report du plaisir à plus tard serait donc un sacrifice de ses envies qui peu à peu gangrène un être jusqu’au plus profond de sa moelle.
La guérison est à la fois simple et complexe. Il faut parvenir à suivre ses envies, et pour les emmerdes, et bien on verra plus tard, éventuellement.

Ainsi donc, aux fourmis qui reportent leur plaisir à « plus tard » s’ouvrirait un paradis éternel aussi incertain que le soleil du lendemain alors que pour les cigales du jour d’hui, les plaisirs quotidiens les précipiteraient dans les ténèbres éternels!

¡Pues vaya mierda, hoy quiero disfrutar, y mañana también!

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