Bronzer sous les rayons de la Beauté

Je tente de définir la Beauté telle que je la ressens. C’est une première ébauche car le sujet est particulièrement complexe.

On la réduit souvent au seul champ visuel, à la superficialité de l’esthétisme, mais la Beauté telle que je la conçois vit bien au delà et existe sous différentes formes. Dans le cadre sensitif, elle est donc visuelle, mais aussi sonore. Je ne pense pas qu’elle existe dans le toucher, le gout ni l’odorat, qui rentrent dans le cadre du « Bon » et donc exclusivement de la perception. Or, la Beauté la dépasse pour s’étendre au langage, à la mémoire, à l’émotion et à l’intellect : La Beauté d’une histoire, d’un instant, d’un souvenir,  de la personnalité, d’un regard, d’un sentiment, d’un raisonnement, …

Elle est relative car il n’existe pas de Beauté absolue qui soit reconnue par tous. Ses propriétés sont nombreuses et varient du blanc au noir, via toutes les nuances que nous permet le langage. Son éclat de l’éblouissant à la froideur, ou encore sa durée de la fugacité d’une étoile filante à la vie d’un homme. Car elle n’existe qu’au moment où on la ressent.

L’existence de la Beauté émane tout d’abord de notre sensibilité à la percevoir puis à prendre conscience de la manière dont elle nous touche : Je vois un tableau, il m’émeut et je réalise qu’il est Beau.

Car c’est une Beauté qui attendrit, et touche la chair jusqu’au frisson. Cultiver la Beauté qui est en soi est un art de vivre qui consiste à apprendre à la créer, et se laisser bronzer sous ses rayons.

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