"C'est vouloir qui libère, telle est la vraie leçon sur le vouloir et sur la liberté — c'est la leçon que vous enseigne Zarathoustra. Ne-plus-vouloir et ne-plus-estimer et ne-plus-créer! Ah! que cette grande lassitude continument loin de moi reste!" Nietzche, Ainsi parlait Zaratoustra

Un peu Beaucoup Passionnément … A la Folie?

Dans le Fantasme l’esprit prend la fuite,
Atteignant des altitudes célestes inégalables.
Bien au delà de la stratosphère, les pensées peuvent devenir
Solaires Lunaires Galactiques Lumineuses Grandioses!

La pensée s’étire dans une extravagante infinité,
L’idée naissante n’a pas le temps de mûrir qu’elle est déjà idolâtrée.
Alors elle se consume et nous consomme,
Elle brule et aspire l’être tel un corps bouffi de jouissance.

Heureusement ou Malheureusement
- Chacun décidant ce qui lui est « préférable » -
Un certain retour à la réalité s’opère.
En douceur ou « Brace Brace » en catastrophe,
Atterrissage, et tête à Terre.

Alors, Rêve ou Fantasme?
L’un évade quand l’autre embrase.
Difficile de s’abstenir de ce mal qui fait du bien,
Même s’il ramène droit dans la caverne
Ah! La Caverne …

Virus médiatique et Délire du marché

Les bourses mondiales font les montagnes russes,
Dans leur mouvement perpétuel aussi brusque qu’incompréhensible,
On alterne entre baisses et dégradations de notes,
Les nouvelles apocalyptiques se succèdent dans un cauchemard à rallonge.

Le système est-il enlisé dans la recherche du gain immédiat?
La crise est-elle financière, politique, sociale?
On ne sait même plus, pas le temps d’y penser,
Il faut survivre, avancer, « s’en sortir« ,
Par le haut si possible, par le bas c’est impensable!

Nous voici donc irradiés par un nuage médiatique,
Dans son mouvement continu il captive l’attention,
La radioactivité des mauvaises nouvelles s’étend et nous contamine,
Subrepticement, un virus – le pessimisme – colonise notre esprit,
Dans une succession d’événements qui nous dépassent.

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Je voudrais te dire …

Je voudrais te dire que je ne t’aime plus mais je te hais,
Je voudrais te dire le mal que tu me fais mais tu es sourd,
Je voudrais te dire adieu mais imperturbable tu restes muet.

Je suis face à ce mur de silence,
Qui semble bien décidé d’en finir,
Ce silence qui pue la mort.

Et ni mes cris ni mes larmes n’y pourront rien changer.

Hermétique, insensible tel un diamant poli,
Je suis exilé par ta volonté de tyran.

Ton silence me soumet.
Et personne ne m’a jamais traité comme celà.

Je ressens cette violence inouïe,
Fruit d’une impuissance contre-nature mais assumée,
Pour tenter – dans un dernier souffle – de nous sauver.

Mais pour combien de temps accepterai-je cette souffrance?
Pour un jour ou pour un an?
Tes paroles – mon oxygène – me viennent à manquer,
Et ton plaisir de sadique me fait suffoquer.

Procrastination, la Paresse Intellectuelle Tue

La «PIT», cette nouvelle donnée économique,
Ou plutôt anti-culturelle à souhait,
Tant la Paresse Intellectuelle, Tue.

Peut-être – comme moi – vous empêche-t’elle de créer?

On l’appelle procrastination,
Virus du 21ème siècle,
Certes fort mal nommée,
Mais connaît-on une maladie au joli nom?

Alors on procrastine, on esquive, on papillonne,
Appelez celà comme vous voulez,
Mais si vous ne trouvez pas d’écrit pendant deux jours,
Vous imaginerez bien quelle mouche m’aura encore piqué!

Ne Rien Faire

Alors devant la débauche d’activités pour esquiver,
Ou l’effort pour rentrer dans la plus complète inactivité,
Et l’épuisement créé par la culpabilité ainsi générée,

Peut-être devrait-on s’y mettre pour de vrai,
ni devoirs ni obligations,
Mais à toutes ces choses dont on a envie et ne fait jamais.

Et lorsque vient enfin le moment où l’on pourrait,
On préfère s’abandonner ou s’exciter à tout sauf au plaisir.
Vous conviendrez de la grandeur de ce n’importe quoi!

Alors, on s’y remet?
A moins bien sûr que vous ayez encore autre chose à faire…

Rien

Certaines périodes sont vides,
Ou sont-elles trop denses
Pour en dire quelque chose?

L’intensité assèche,
L’objectif absorbe l’être.
A chacun son fonctionnement,
Qui vous prend
Qui vous absorbe
Qui vous malaxe.

C’est un prédateur,
Il vous prend dans sa mâchoire
Il ne vous lâche pas
Il vous broie.

Vous voici dans ce sable mouvant
Où s’agiter c’est couler!

Il faut ralentir inspirer expirer
Ralentir encore lire écrire
Ralentir toujours regarder observer
Ralentir enfin, trouver ce rythme grec
Ce truc qui n’existe que là-bas
Et que ces fous veulent supprimer.

Oui parce que vous comprenez, les dettes et bla bla bla
Mais la culture et pas bla bla bla?
Et la cuisine le temps de vivre la respiration méditerranéenne toujours pas bla bla bla?
Ah non non non, productivité ressources humaines produit à l’intérieur de brutes et bla bla bla!

Madame mademoiselle monsieur
Tout ceci n’est qu’immense vulgarité.

On nous vend la faillite d’un paradis sur terre
On s’approprie notre temps.

J’ose, un conseil stendhalien
Surtout se foutre Complètement de Tout!
Certains ont connu le bonheur dans des périodes pires que la nôtre.

Alors pourquoi pas nous?

Au cinéma

Au cinéma devant le grand écran blanc, grand silence apaisant avant le feu d’artifice, le film. Et puis les gens rentrent, peu a peu le silence disparaît, les bande annonce pétaradantes le remplace, place au film!
Manuale di amore, film décevant avec pourtant tous les ingrédients, les acteurs, l’histoire, l’amour, l’italie surtout, un jeune cupidon qui tire 3 flèches sur des hommes dont l’âge diffère.
Des histoires d’adultère, des coups de foudre, la peur de l’impossible.
Pourtant, il manque quelque chose, les acteurs n’y croient pas, seul de niro, retraité, convainc.

Barcelone change, l’été se termine, l’automne s’annonce, les feuilles tombent déjà, le climat, encore une fois double dérègle, comme le temps, en avance.

Ô toi mon «Ami»

Comment oses-tu?
Comment peux-tu me traiter ainsi?
C’est ton Amour que tu traînes dans la boue!

Certains diront «ce n’est Rien».
D’autres parleront d’Oubli.

Mais je connais ta souffrance,
Et je bouillonne face à tes tortures.

Tu es le marquis de Sade,

Et donc je te hais.

Être ami, c’est accepter de ne pas jouer les premiers rôles,
Et pas tout le monde en est capable.

Ulysse et les Sirènes

Ce n’est pas le meilleur en nous,
Peut-être est-ce même le pire.
Certains l’appellent Diable,
D’autres le nomment Vice.

Céder au vice, c’est dégénérer.
Attention, la seule fin étant le trépas …
La descente est donc sans fin …

Lui résister c’est être hanté,
Tenir même dans les moments clés,
Sans exception ni résolution à moitié.

Rassembler son Courage,
Savoir prendre une décision Ferme et définitive!
Croix de bois, Croix de fer, si je mens, je vais en Enfer!

Faut-il faire comme Ulysse,
Se faire attacher au mât,
Pour résister au chant des sirènes?

Tous des Rhinocéros!

C’est un courant,
Que dis-je!
Un torrent permanent de nouvelles
Qui nous emporte tous les jours!

Un jour c’est l’explosion d’une centrale nucléaire,
Le lendemain le système financier tombe.
Puis la dernière affaire d’harcèlement
Dont le protagoniste n’est autre que le président!
Demain un nouveau virus qui rend zombie,

Demain donc, tous Zombies! Ne le serait-on pas déjà ?

Bientôt l’arrivée des extra-terrestres
Ou que sais-je encore.
L’imagination vient à manquer,
Tant l’Inattendu devient Certain.

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Ah l’Amour! Mais qu’est-ce donc?

Assaillis de films niais et de publicités imbéciles,
On en perd son Amour comme d’autres en perdirent leur latin.
Nous voilà perdus, égarés, paumés! Qu’est-ce que l’Amour?

A la recherche de repères, je consulte fébrilement dictionnaires et encyclopédies.
L’Amour, quelqu’un sait-il encore ce que c’est?
Ou ce sentiment est-il indéfinissable?

Commençons par la définition d’amour du Larousse :

Inclination d’une personne pour une autre, de caractère passionnel et/ou sexuel

C’est un début desespérant, celà donne envie d’aller se coucher pour oublier … cette lecture, c’est un mauvais rêve!

Mais ne restons pas sur ce regrettable échec amoureux, c’est déconseillé,
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